Toy story 2
Toy story 2
Année1999
genreAnimation
Durée01h33
PaysEtats-unis
RéalisateurJohn LASSETER
ProductionHelene PLOTKIN, Karen Robert JACKSON
Note10
Avec les voix de (VO/VF) :
Woody - Tom HANKS - Jean-Philippe PUYMARTIN
Buzz l'Éclair - Tim ALLEN - Richard DARBOIS
Papi Pépite - Kelsey GRAMMER - Dominique PATUREL
M Patate - Don RICKLES - Jean-Pierre DENYS
Jessie - Joan CUSACK - Barbara TISSIER
Zigzag - Jim VARNEY - Jacques BALUTIN
Rex - Wallace SHAWN - Henri GUYBET
Bayonne - John RATZENBERGER - Patrick PRÉJEAN
Privé de vacances parce qu'Andy lui a involontairement déchiré le bras, Woody, le gentil shérif, attend une éventuelle réparation. Relégué au sommet de l'étagère, il retrouve Sifli, qui part pour le vide-grenier, tragique destin des jouets usagés. Après avoir sauvé le pingouin cassé, Woody est volé par Al, un collectionneur gros, chauve, myope, roteur et râleur. En captivité, il rencontre Jessie la jeune écuyère, Papi Pépite le chercheur d'or et le cheval Pil Poil. Passé la joie d'avoir une famille et d'être la star d'un téléfilm, il souhaite retourner chez Andy. Mais au grand désarroi de Jessie, sans Woody, l'objet rare et indispensable de la collection, la famille retournera dans le coffre. Les amis de Woody vont tenter de récupérer. Buzz l'astronaute, M. Patate, Bayonne le cochon-tirelire et le craintif tyrannosaure Rex font le mur à l'aide du ressort de Zigzag le chien télescopique. Après avoir provoqué un accident en traversant la rue, ils atteignent enfin la boutique de jouets d'Al. Rex y trouve les solutions pour enfin gagner une partie sur sa console de jeux vidéos, et tuer le méchant Empereur Zurg, ennemi juré de Buzz. Ayant convoité le nouveau gadget porté par son double, Buzz est momentanément remplacé par ce clone, qui suit la bande, alléché par les informations de Rex. Dans le bureau du cupide collectionneur, ils trouvent la photo de Woody, qu'il a envoyé à son client japonais. Le temps est compté. Mais pour Jessie, délaissée par sa propriétaire après avoir été son jouet favori, Woody renonce à rentrer à la maison et repousse ses amis, venus le délivrer. Sa remise à neuf a déjà effacé sous son pied le nom d'Andy. Se distinguant de son double, Buzz, qui a rejoint l'expédition, rappelle à Woody que la vie d'un jouet ne vaut d'être vécue qu'à travers l'amour d'un enfant. Woody est convaincu. Mais Papi Pépite se révèle sous son vrai jour et referme la grille de la bouche d'aération par laquelle ils auraient pu fuir avant l'arrivée d'Al. Les amis de Woody se débarrassent de Zurg, qui les a suivis, et rejoignent l'aéroport au volant d'une camionnette. Le mégalomane Pépite, dont le rêve était d'être une star, se retrouve au côté d'une Barbie délurée et « relookée » dans le sac à dos d'une petite fille. Aidé par Buzz et Pil Poil, Woody et Jessie sautent de l'avion avant son décollage. Andy, ravi d'avoir de nouveaux jouets qui porteront bientôt son prénom à leur pied, recoudra le bras, de nouveau arraché, de Woody.
Ils sont de retours !
Ils reviennent ! Nos jouets préférés sont de retour. Buzz l'éclair (et l'excellente voix sur la VO de Tim Allen) et son ami Woody le cowboy (doublé par Tom Hanks) repartent à l'aventure. A leur côté, la joyeuse bande créé par John Lasseter : Bayonne le cochon tirelire, Mr Patate, Zigzag, le chien à ressort et Rex le tyrannosaure inoffensif et peureux. Cette fois, ce n'est plus Buzz mais Woody qui est en danger. Il vient en effet d'être volé par Al, un collectionneur de jouets. Buzz n'hésite pas une seconde et décide de partir à sa rescousse... Toute la bande quitte donc la chambre d'Andy direction... la ville.

Un film Jubilatoire

Pas facile de donner une suite à l'excellent TOY STORY, tant le premier opus était parfait : personnages, scénario (nommé pour les Oscars), prouesses techniques, musique, tout était maîtrisé à la perfection par l'équipe de Pixar. Le pari était donc risqué : comment intéresser à nouveau le spectateur sans le lasser ? Dans TOY STORY, Buzz et Woody devenaient amis après s'être entre-déchiré, les scénaristes ne pouvaient donc plus dans ce deuxième volet exploiter la piste de l'amitié naissante. Qu'importe, John Lasseter et toute sa bande ont changé leur fusil d'épaule. TOY STORY 2 n'est donc pas une pale copie du premier bien au contraire. Lasseter a pris le parti de baser son nouveau film sur l'action, la dynamique et les péripéties. Et cela marche à merveille. Toy Story 2 est totalement jubilatoire. D'abord parce qu'il nous permet de retrouver Buzz, Woody et leurs amis. Et ça, ça n'a pas de prix. C'est comme si l'on retrouvait de vieux copains, qu'on n'a pas vu depuis dix ans... On est déjà ému et content avant même, qu'ils aient ouvert la bouche.
TOY STORY puissance 10

Mais TOY STORY 2 est surtout réjouissant car on a l'impression de voir TOY STORY à la puissance 10 : 10 fois plus de gags, 10 fois plus d'action, 10 fois plus de décors, 10 fois plus de jouets, 10 fois plus d'aventure, de rebondissements, d'émotions... Bref, on ne sait plus où donner de la tête. Avec en prime quelques clins d'oeil cinématographiques (notamment à JURASSIC PARK et STAR WARS) à mourir de rire. Encore une fois, le film réussit la performance (rare pour un dessin animé) de plaire autant à un public jeune qu'à un public adulte. En témoignent, les références ciné, les allusions aux collectionneurs adultes qui garde précieusement les jouets dans leur emballage afin qu'il prenne de la valeur, aux objets collectors, etc...

To be or not to be... un jouet.

TOY STORY était une magnifique histoire sur la différence, sur l'amitié, la rivalité et l'entraide, TOY STORY 2 se penche cette fois sur la condition même du jouet. Les jouets ne sont plus une parabole de l'être humain, on s'intéresse vraiment à leur statut de jouet. Que devient un jouet lorsque l'enfant grandit ? Comment réagit un jouet lorsqu'il rencontre son double ? Un jouet préfère t- il rester avec son maître enfant où avec ses amis jouets qui lui ressemblent ? Comme souvent avec les films Disney, le message, universel, n'apparaît pas brutalement à l'image mais reste habilement dissimulé en filigranes tout au long du film. Et c'est là la force de Pixar : privilégier la forme ET le fond. Ce qui fait de TOY STORY 2 un film intelligent, comme l'était TOY STORY ou même 1001 PATTES, autre production du studio de Steve Jobs.
Côté technique, R.A.S : les humains, seule petite zone d'ombre du premier TOY STORY ont été parfaitement repensé et re-texturé. Leur peau, leurs cheveux, leurs yeux, leurs poils, leurs mouvements sont parfaits. Côté décor, idem : les rues, les buildings, les objets, les animaux : tout est irréprochable. C'est simple : après deux minutes de film, on oublie qu'il s'agit d'un film d'animation entièrement réalisé en images de synthèse. C'est le pari que se donne Pixar à chacune de ses productions : pari réussi. Le public américain ne s'y est pas trompé qui est en passe de faire de TOY STORY2 le plus gros succès de l'histoire du dessin animé... à raison.
Mcinema.com (Fabien Suarez)

Anecdote
TOY STORY 2 est le troisième long métrage de John Lasseter. En 1996, il avait reçu un Oscar spécial pour l'esprit d'innovation de l'équipe Pixar. Glenn Mac Queen, superviseur de l'animation, fut secondé par deux directeurs de l'animation, Dylan Brown et Kyle Balda. Malgré l'impossibilité de réaliser plus de quatre à cinq secondes par semaine, on passa, entre TOY STORY (1995) et TOY STORY 2, de cinq à trois ans de développement mais de trois à dix-huit décors différents. La dynamique de TOY STORY reposait sur le montage ; pour TOY STORY 2, les progrès techniques permirent des effets semblables aux mouvements de caméra. Ils inventèrent une ligne de jouets promotionnels et de figurines pour « Western Woody » et se dotèrent d'un logiciel spécial pour réaliser cette émission. C'était la troisième collaboration de Randy Newman, depuis 1995, avec Disney/Pixar et John Lasseter. Myriam Morea interprète la version française de la chanson de Jessie.