Dans la peau de john malkovich
Being john malkovich
| Année | 1999 |
| genre | Comédie |
| Durée | 01h52 |
| Pays | Etats-unis |
| Réalisateur | Spike JONZE |
| Production | Michael KUHN, Vincent LANDAY - Gramercy Pictures / Michael STIPE et Sandy STERN - Single Cell Pictures Steve GOLIN - Propaganda Films |
| Note |
John Malkovich - John MALKOVICH
Craig Schwartz - John CUSACK
Lotte Schwartz - Cameron DIAZ
Maxine - Catherine KEENER
Le docteur Lester - Orson BEAN
Floris - Mary Kay PLACE
Les présentateurs de la vidéo - Reggie HAYES, K K DODDS
Le premier client de J M Inc - W Earl BROWN
Charlie, l'ami de Malkovich - Charlie SHEEN
Craig Schwartz - John CUSACK
Lotte Schwartz - Cameron DIAZ
Maxine - Catherine KEENER
Le docteur Lester - Orson BEAN
Floris - Mary Kay PLACE
Les présentateurs de la vidéo - Reggie HAYES, K K DODDS
Le premier client de J M Inc - W Earl BROWN
Charlie, l'ami de Malkovich - Charlie SHEEN
À New York, le marionnettiste de rue Craig Schwartz n'arrive plus à vivre de son art. Il se fait même corriger par un passant choqué que soient joués devant sa fillette les amours d'Héloïse et d'Abélard...
Craig n'a aucun réconfort chez lui, son mariage s'effiloche, sa femme Lotte perd les pédales et élève dans leur appartement un chimpanzé et d'autres animaux bizarres. Craig trouve un emploi dans une petite société d'archives située, pour réduire les frais, entre le 7e et le 8e étage d'un immeuble : les plafonds y sont bas qu'on s'y tient courbé et le directeur, Lester, encore vert malgré ses 105 ans, est aussi insolite que ce bureau. Craig tombe amoureux de Maxine, une collègue qui reste indifférente.
Un jour, par hasard, il découvre derrière un meuble un tunnel qui le projette... dans le corps et l'esprit de John Malkovich !
Pendant quinze minutes, il est John Malkovich, puis brusque retour : il se retrouve près d'un échangeur d'autoroute...
Maxine et Craig considèrent tout le parti financier que l'on peut tirer de cette découverte et créent donc la J. M. Inc.
Contre 200 dollars la séance, on peut se remonter le moral en devenant temporairement quelqu'un de célèbre, en l'occurrence John Malkovich. C'est un succès. Mais Lotte, intriguée par le comportement de son mari, s'en mêle, découvre la combine, fait le voyage en Malkovich, et s'y trouve bien. Craig réussit à agir sur le cerveau de Malkovich qui, ne se sentant plus lui-même, cherche à comprendre et parvient lui aussi à pénétrer... en lui-même, dans un monde rempli de Malkovich ! Comme si ça ne suffisait pas, Lotte et Maxine, d'abord rivales par rapport à Craig, en viennent, par l'intermédiaire de John Malkovich, dont l'une - ou l'autre - investit le corps, à s'aimer et à avoir un enfant.
Craig, dans la peau de Malkovich, devient un marionnettiste célèbre. Mais le tunnel n'est qu'une invention du démoniaque docteur Lester et de ses amis, qui se servent des corps comme passagers temporels. Un jour, tous deux sont mis sur la touche, alors que Maxine et Lotte vivent ensemble et élèvent une charmante petite fille, l'enfant que Maxine a eu avec Lotte... enfin, avec Lotte devenue Malkovich...
Craig n'a aucun réconfort chez lui, son mariage s'effiloche, sa femme Lotte perd les pédales et élève dans leur appartement un chimpanzé et d'autres animaux bizarres. Craig trouve un emploi dans une petite société d'archives située, pour réduire les frais, entre le 7e et le 8e étage d'un immeuble : les plafonds y sont bas qu'on s'y tient courbé et le directeur, Lester, encore vert malgré ses 105 ans, est aussi insolite que ce bureau. Craig tombe amoureux de Maxine, une collègue qui reste indifférente.
Un jour, par hasard, il découvre derrière un meuble un tunnel qui le projette... dans le corps et l'esprit de John Malkovich !
Pendant quinze minutes, il est John Malkovich, puis brusque retour : il se retrouve près d'un échangeur d'autoroute...
Maxine et Craig considèrent tout le parti financier que l'on peut tirer de cette découverte et créent donc la J. M. Inc.
Contre 200 dollars la séance, on peut se remonter le moral en devenant temporairement quelqu'un de célèbre, en l'occurrence John Malkovich. C'est un succès. Mais Lotte, intriguée par le comportement de son mari, s'en mêle, découvre la combine, fait le voyage en Malkovich, et s'y trouve bien. Craig réussit à agir sur le cerveau de Malkovich qui, ne se sentant plus lui-même, cherche à comprendre et parvient lui aussi à pénétrer... en lui-même, dans un monde rempli de Malkovich ! Comme si ça ne suffisait pas, Lotte et Maxine, d'abord rivales par rapport à Craig, en viennent, par l'intermédiaire de John Malkovich, dont l'une - ou l'autre - investit le corps, à s'aimer et à avoir un enfant.
Craig, dans la peau de Malkovich, devient un marionnettiste célèbre. Mais le tunnel n'est qu'une invention du démoniaque docteur Lester et de ses amis, qui se servent des corps comme passagers temporels. Un jour, tous deux sont mis sur la touche, alors que Maxine et Lotte vivent ensemble et élèvent une charmante petite fille, l'enfant que Maxine a eu avec Lotte... enfin, avec Lotte devenue Malkovich...
Marionnettiste aux mains d'argent
Marié à Lotte, une amie des bêtes (Cameron Diaz méconnaissable) qui a fait de leur appartement un zoo miniature, Craig, un homme talentueux, marionnettiste surdoué, est au chômage. Aidé par la dextérité de ses mains, et à défaut d'exercer sa profession d'origine, il finit par trouver un travail d'archiviste dans une société fourmillant de personnalités hors du commun. L'homme tombe amoureux de Maxine, une de ses collègues (la toujours impeccable Catherine Keener) et découvre par hasard une porte cachée qui donne sur un tunnel, menant droit au cerveau de John Malkovich ! Cette découverte inimaginable et jouissive devient prétexte à une exploitation financière. Moyennant la somme de deux cents dollars, le tunnel se transforme en entreprise commerciale où chaque individu peut changer de peau pendant quinze minutes...
Labyrinthe psychologique surréaliste
DANS LA PEAU DE JOHN MALKOVICH, doublement récompensé au dernier Festival de Deauville par le Grand Prix Indépendant Américain et le Prix de la Critique Internationale, provoque une joie expansive et intense. L'originalité subtile et unique de son scénario en fait l'une des plus grandes réussites de cette année cinématographique, certes riche, mais qui manquait de piquant, d'inventivité. Le premier film de Spike Jonze va bien au-delà de la simple comédie. Les réflexions du réalisateur s'enchaînent et sont remplies de folies délirantes : le désir de penser autrement, par l'intermédiaire d'une personnalité nouvelle. Ressentir ce qu'un autre ressent, voir ce qu'un autre voit. Découvrir de nouveaux horizons, et pourquoi pas l'excitation de changer de sexualité. Trouver un côté vaginal à John Malkovich par l'intermédiaire de la porte qui mène à sa tête, c'est aussi ça, la folie du film.
Personnages déjantés
Le délire du film commence avec une idée formidable, celle de faire résider des bureaux très bas de plafond au demi-étage d'un building. Et les bizarreries se multiplient avec des personnages dont le tempérament n'a d'égal que leur loufoquerie : un patron centenaire, sexuellement sur-vitaminé au jus de carotte, une secrétaire faussement dyslexique, une femme qui emmène son chimpanzé chez le psychiatre, un John Malkovich dont le cerveau interchangeable peut devenir femme. ++ Il s'agit du premier film de Spike Jonze, mais aussi du premier scénario de Charlie Kaufman. L'avenir dira lequel est le plus talentueux (à moins qu'il ne s'agisse des deux). Si le film se perd un peu dans des chassés-croisés amoureux lassants (qui aime qui, au travers du regard de quel être aimé ?) les moments très drôles ne manquent pas, notamment lorsque Malkovich emprunte lui-même le tunnel. Véritable casse-tête métaphysique, DANS LA PEAU DE JOHN MALKOVICH peu se permettre le luxe d'être comparé à une séance de psychothérapie. Lorsqu'on en sort, souvent libéré, l'impatience d'y retourner est si forte qu'il faut savoir se maîtriser pour ne pas céder à la tentation...
Mcinema.com (Olivier Salvano)
Anecdote
Le film fut présenté conjointement en 1999 au festival de Venise, dans une sélection parallèle, et à celui de Deauville, où il fut couronné deux fois : Grand Prix du cinéma indépendant américain et Prix de la critique internationale.
Spike Jonze était jusque-là surtout connu comme réalisateur de films publicitaires, de courts métrages et de clips, entre autres pour les Beastie Boys, Björk, Daft Punk ou REM, dont le chanteur Michael Stipe est un des producteurs du film.
Le jeune réalisateur, qui signait ici son premier long métrage, a eu plusieurs identités : Adam Spiegel (son vrai nom) ou Richard Koufey. Par ailleurs, il est l'époux de Sofia Coppola, fille de Francis Ford, elle-même réalisatrice.
Marié à Lotte, une amie des bêtes (Cameron Diaz méconnaissable) qui a fait de leur appartement un zoo miniature, Craig, un homme talentueux, marionnettiste surdoué, est au chômage. Aidé par la dextérité de ses mains, et à défaut d'exercer sa profession d'origine, il finit par trouver un travail d'archiviste dans une société fourmillant de personnalités hors du commun. L'homme tombe amoureux de Maxine, une de ses collègues (la toujours impeccable Catherine Keener) et découvre par hasard une porte cachée qui donne sur un tunnel, menant droit au cerveau de John Malkovich ! Cette découverte inimaginable et jouissive devient prétexte à une exploitation financière. Moyennant la somme de deux cents dollars, le tunnel se transforme en entreprise commerciale où chaque individu peut changer de peau pendant quinze minutes...
Labyrinthe psychologique surréaliste
DANS LA PEAU DE JOHN MALKOVICH, doublement récompensé au dernier Festival de Deauville par le Grand Prix Indépendant Américain et le Prix de la Critique Internationale, provoque une joie expansive et intense. L'originalité subtile et unique de son scénario en fait l'une des plus grandes réussites de cette année cinématographique, certes riche, mais qui manquait de piquant, d'inventivité. Le premier film de Spike Jonze va bien au-delà de la simple comédie. Les réflexions du réalisateur s'enchaînent et sont remplies de folies délirantes : le désir de penser autrement, par l'intermédiaire d'une personnalité nouvelle. Ressentir ce qu'un autre ressent, voir ce qu'un autre voit. Découvrir de nouveaux horizons, et pourquoi pas l'excitation de changer de sexualité. Trouver un côté vaginal à John Malkovich par l'intermédiaire de la porte qui mène à sa tête, c'est aussi ça, la folie du film.
Personnages déjantés
Le délire du film commence avec une idée formidable, celle de faire résider des bureaux très bas de plafond au demi-étage d'un building. Et les bizarreries se multiplient avec des personnages dont le tempérament n'a d'égal que leur loufoquerie : un patron centenaire, sexuellement sur-vitaminé au jus de carotte, une secrétaire faussement dyslexique, une femme qui emmène son chimpanzé chez le psychiatre, un John Malkovich dont le cerveau interchangeable peut devenir femme. ++ Il s'agit du premier film de Spike Jonze, mais aussi du premier scénario de Charlie Kaufman. L'avenir dira lequel est le plus talentueux (à moins qu'il ne s'agisse des deux). Si le film se perd un peu dans des chassés-croisés amoureux lassants (qui aime qui, au travers du regard de quel être aimé ?) les moments très drôles ne manquent pas, notamment lorsque Malkovich emprunte lui-même le tunnel. Véritable casse-tête métaphysique, DANS LA PEAU DE JOHN MALKOVICH peu se permettre le luxe d'être comparé à une séance de psychothérapie. Lorsqu'on en sort, souvent libéré, l'impatience d'y retourner est si forte qu'il faut savoir se maîtriser pour ne pas céder à la tentation...
Mcinema.com (Olivier Salvano)
Anecdote
Le film fut présenté conjointement en 1999 au festival de Venise, dans une sélection parallèle, et à celui de Deauville, où il fut couronné deux fois : Grand Prix du cinéma indépendant américain et Prix de la critique internationale.
Spike Jonze était jusque-là surtout connu comme réalisateur de films publicitaires, de courts métrages et de clips, entre autres pour les Beastie Boys, Björk, Daft Punk ou REM, dont le chanteur Michael Stipe est un des producteurs du film.
Le jeune réalisateur, qui signait ici son premier long métrage, a eu plusieurs identités : Adam Spiegel (son vrai nom) ou Richard Koufey. Par ailleurs, il est l'époux de Sofia Coppola, fille de Francis Ford, elle-même réalisatrice.